Des scientifiques se mettent d'accord sur la hauteur à laquelle les girafes doivent porter leur noeud papillon

C’est un accord à l’arraché qui a été conclu ce dimanche au petit matin au Museum d’histoires naturelles de Vienne entre conservateurs et progressistes. Un cessez-le-feu entrera en vigueur lundi à midi.

Jusqu’au bout de la nuit, les émissaires de l’ONU auront tenté de calmer les esprits entre les partisans des deux courants qui s’opposent depuis le 19ème siècle pour déterminer à quelle hauteur de cou les girafes doivent porter leur noeud papillon. Faute de consensus, aucune norme internationale n’avait encore jamais été adoptée par les professionnels du secteur.

En haut du cou, pour ne pas le froisser en s’allongeant sur le flanc

Le conflit, selon la légende, serait né d’une interprétation douteuse par Jean-Baptiste Lamarck, célèbre naturaliste français, de propos qu’aurait tenu au cours de la campagne d’Egypte son confrère Etienne Geoffroy Saint-Hilaire au chimiste Claude-Louis Berthollet. Ce dernier aurait en effet rapporté au mathématicien Gaspard Monge avoir appris de Saint-Hilaire que le botaniste Alire Raffeneau-Delile avait été mis dans la confidence par son ami et collègue Jacques-Henri Bernardin de Saint Pierre qu’un écrit de René-Antoine Ferchault de Réaumur, certifié authentique par Joseph Pitton de Tournefort, affirmait que les girafes se devaient de porter le noeud papillon en haut du cou, pour ne pas risquer de le froisser quand elles s’allongent sur le flanc. »

En bas du cou et orienté dans la direction opposée au flanc utilisé pour la position assise

Las, Lamarck aurait déclaré que si les girafes ne devaient pas froisser leur noeud papillon quand elles s’allongent sur le flanc, alors c’est que leur noeud papillon était destiné à être observé et rendre les girafes élégantes, confortant ainsi les écrits de plusieurs anthropologues comme Johann Friedrich Blumenbach ou Joseph-Marie de Gérando. Or, porté en haut de cou, le noeud papillon serait hors du champ de vision de la plupart des mammifères terrestres. Lamarck décida donc que les girafes porteraient leur noeud papillon en bas du cou, en prenant le soin de l’orienter dans la direction opposée au flanc utilisé pour la position assise pour ne pas le froisser.

Il n’en fallait pas plus pour déclencher une guerre totale entre les deux camps, un conflit qui allait durer près de deux siècles. Révoltés que les écrits de Réaumur authentifiés par Tournefort puissent être contredits, les loyalistes conclurent des alliances à travers le monde afin d’éradiquer leurs nouveaux ennemis. Le camp de Lamarck, sentant la menace grandir, s’équipe alors lourdement en armes et recrute des troupes sur le terrain.

Waterloo, Prusse, 1914, 1939

Les conflits se succèdent alors à un rythme effréné et destructeur. D’abord à Waterloo (1815), puis plus tard en Grèce (1821-1832), en Hongrie (1848-1849), en Crimée (1853-1856), en Prusse (1870-1871), puis dans toute l’Europe (1914-1918), avant que le monde entier ne bascule dans l’horreur (1939-1945).

La coexistence pacifique qui prévalait depuis entre les deux camps aura trouvé ce matin une issue officielle à travers la signature d’un armistice en bonne et due forme. Il a été décidé que les girafes porteraient leur noeud papillon au milieu du cou. Le conflit aura fait plus de cent millions de morts.

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07-10-19 at 5:32:03 pm

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