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Le voyage dans l’espace de Thomas Pesquet était en réalité un entraînement pour une future mission dans la Creuse

Explorer un territoire perdu et dépeuplé: le Centre national d’études spatiales (CNES) a confié une mission à haut risque à l’astronaute français.

Et si le voyage dans l’espace de Thomas Pesquet n’était qu’un entraînement avant d’affronter les conditions pénibles et autrement plus périlleuses d’un voyage dans la Creuse? C’est ce qu’avoue à demi-mot Michel Heuriaut, de la Direction des innovations, des applications et de la science au CNES. « On ne pourra jamais vraiment l’avouer, l’histoire est trop belle telle qu’elle est écrite aujourd’hui. Quoi qu’il en soit cela ne nous importe pas, ici tous les techniciens et les ingénieurs sont déjà tournés vers la réussite de la prochaine mission. »

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« Il avait été mis en orbite en 8 minutes 40. Là c’est le temps qu’il lui faudra pour faire 4 stations sur la ligne 13 »

Le ton se veut ferme, mais la tension est palpable lorsque l’on évoque plus en détail les contours de la mission: « Déjà, il y a le voyage, long et éprouvant. Dans l’espace, Thomas avait été mis en orbite en 8 minutes 40. Là c’est le temps qu’il lui faudra pour faire 4 stations sur la ligne 13 jusqu’à Montparnasse. Ensuite il devra s’acclimater à l’étroitesse des sièges de l’Intercités, c’était tout le sens de la capsule confinée qu’il partageait avec ses 2 coéquipiers Russes. On sera également vigilants avec la nourriture du wagon-bar. On verra comment son organisme réagit, on a essayé de l’habituer en lui faisant manger des cailloux. »

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Prélever des échantillons de restes de traces de vie

Mais tout ceci n’est rien encore par rapport à ce qui l’attend une fois arrivé à destination. « Personne ne sait vraiment trop à quoi s’attendre. On sait grâce aux images satellites que c’est une terre désolée avec des espaces déserts à perte de vue, mais il semble y avoir encore des restes de trace de vie. On compte sur Thomas pour réussir à prélever quelques échantillons. »

La mission devrait durer 24 heures, les chances de survie au-delà de 28 heures étant réduites selon les experts du CNES.


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